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Obligations de Survivant. | Feat Luka Cheratov
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Obligations de survivant

feat Luka Cheratov




Voilà deux mois que la norvégienne avait rejoint le Bunker A. Un peu moins qu'elle avait intégré le corps médical, et encore moins qu'elle avait rejoint l'escouade Charlie. A l'origine, Leo n'avait pas imaginé en faire autant dans cet endroit. Elle avait certes prit la décision de s'intégrer à cette communauté et ce pour différentes raisons, mais jamais elle n'aurait pensé prendre tant à coeur cet établissement, ce rôle qu'elle avait désormais. Etudiante en médecine, elle savait bien sûr que ses capacités seraient nécessaire à tous les autres survivants et elle espérait bien apporter de l'aide à quiconque en avait besoin, toutefois pour elle rien n'apparaissait comme une obligation. Peut-être naïvement, elle pensait ne rien avoir à craindre en rejoignant cet abri, que si ça ne lui plaisait pas elle pourrait tout à fait repartir et se démerder à l'extérieur comme elle l'avait déjà fait pendant de nombreux mois sans que rien ne change. Se sociabiliser ne lui était pas indispensable et même si elle n'aimait pas agir égoïstement, elle pouvait toujours choisir de faire son baluchon et laisser tous les autres ici sans culpabiliser si jamais quelque chose venait à lui déplaire. C'était d'ailleurs principalement grâce à cet argument qu'elle en était venue à se convaincre de rejoindre cet endroit bétonné, convaincue que si quelque chose se passait mal, elle n'aurait aucun problème à tourner les talons.

Tout ne c'était pas exactement passé comme prévu. La jeune femme avait commencé à prendre plaisir à vivre ici. Quoi qu'elle demeurait seule le plus souvent, elle avait un toit au dessus de la tête qui, certes, ne laissait pas passer le moindre rayon de soleil, mais la protégeait de l'air contaminé, puis à manger, un travail et du temps libre. On lui offrait ici le gîte, le couvert, livres et appareils de musculation, matelas et eau courante. C'était plus que ce qu'elle avait eu pendant de nombreuses semaines et ce contre seulement quelques services qu'elle prenait plaisir à faire : soigner les survivants. Et comble de tout, elle avait même parfois l'occasion de le faire à l'extérieur lorsqu'elle pouvait participer à une mission, lui permettant de quitter le temps d'une journée l'oppression du bunker.
Alors évidemment ... Qu'on la menace de lui prendre tout ça, de la restreindre concernant son implication auprès des blessés et de son accès à certaines salles ... Ca ne lui plaisait pas vraiment. Bien sûr, comme elle l'avait décidé, elle pouvait très bien partir, mais elle n'en avait plus envie. Leo était assez indépendante et débrouillarde pour se passer de la sécurité du Bunker - du moins en était elle convaincue - mais l'importance de son métier, son impression d'être utile à quelqu'un, peut-être sauver des vies ... Elle pouvait difficilement se passer de ce sentiments qui était apparu, autant qu'elle ne pouvait se résoudre à quitter cet abri maintenant qu'elle se rapprochait d'un homme ...
Alors évidemment, elle n'avait eu d'autres choix que de céder. Céder devant la pression d'un homme plus influent qu'elle, qui n'aurait pas hésité à la destituer de ses titres. Céder devant des arguments qu'elle jugeait stupides, un raisonnement inutile. Et faire une chose dont elle avait horreur : parler d'elle. Pire que cela, c'était parler d'elle à un inconnu qui se présentait spécialiste de la psychologie humaine et qui ainsi, n'hésiterait pas à en déduire toute forme de conclusion farfelue pour la faire rentrer dans une case. Bordel. Elle ne rentrait jamais dans les cases, à quoi cela servait donc de l'y forcer ? Ce mec pouvait bien appuyer comme un bourrin, elle n'était comme les autres, toujours à part, toujours différente, toujours seule. A quoi bon essayer de lui coller une étiquette ? De toute manière, coller une étiquette à qui que ce soit aurait du être interdit. Même si elle était bien opposée à nombre d'hommes, personne finalement n'était semblable à qui que ce soit, et grouper chaque être sous une grande pancarte désignant à la fois ce qu'ils étaient et ce qu'ils faisaient n'était en rien une idée très ingénieuse. On ne pouvait tout simplement par deviner le genre humain et aucune règle ou aucune loi ne pouvait en expliquer le raisonnement.
Oui, selon elle, les psy n'étaient que des êtres inutiles. Persuadés d'avoir la science infuse, ils savaient tout sur tout le monde et bien sûr, étaient capable de fournir une explication tout à fait juste au moindre trouble. Tu as peur du noir ? C'est le chien que les voisins ont abandonnés sur la route lors du départ en vacances de tes 4 ans. Tu n'aimes pas les pommes ? Un lourd traumatisme du à un dessin animé très violent.
Des conneries. Leo, malgré qu'elle soit une scientifique, n'avait pas la moindre foi en cette science. Mais sans dite que la stupidité de cet art l'énervait, c'était de devoir s'y prêter qui la rendait si amère. Si la norvégienne avait bien horreur d'une chose c'était de raconter sa vie. Elle n'avait certes pas grand chose à cacher, mais parler d'elle lui était tout à fait déplaisant, alors le faire à un inconnu silencieux et fermé d'esprit qui n'hésiterait pas à lui trouver le moindre symptôme traumatique dès lors qu'elle raconterait un truc ... C'était même pas envisageable.

Elle n'avait pourtant plus le choix. Voilà déjà 6 fois que la jeune femme ne cessait de repousser l'instant, soit prise par une urgence, soit ... perdue dans le Bunker, ou prise d'une perte soudaine de mémoire, endormie vers l'heure du repas ou occupée à sauver un petit chat. N'importe quel argument était bon pour qu'elle puisse s'esquiver à ce rendez vous. Mais ce jour là, elle n'avait rien trouvé, et il avait bien fallu qu'elle se décide à rejoindre le compartiment de ce taré. Et ce avec toute la mauvaise volonté du monde et d'une humeur lamentable, soyez en sûrs.

Leo arriva un peu en avance, et attendit alors, pestant dans ses dents. Quelle belle bande d'abrutis. Serieusement, ils s'attendaient à ce qu'elle organise un attentat, ou provoque une fusillade en plein milieu des réfectoires ? Nan mais franchement.


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le Mar 26 Juil - 2:04
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Pudeur (n.f) : disposition à éprouver de la gêne devant ce qui peut blesser la décence, devant l’évocation de choses très personnelles et, en particulier, l’évocation de choses sexuelles.

Contrairement à la majeure partie de la population de ce bunker, je suis plutôt nouveau ici. Assez en tout cas pour n’avoir eu aucune affectation jusque là : en effet, il est à rappeler que je suis arrivé dans un sale état. Mais dans le monde d’aujourd’hui, il est une chose, une règle, des plus primordiales : tout le monde doit avoir une utilité. Il n’y a pas de place pour la fainéantise.
De là, deux choix s’offraient à moi. Exercer l’art de la psychologie, mon métier premier, ou bien servir dans les missions extérieures. Si certains, malgré le lot d’horreur que nous avons tous vécu, arrivent encore aujourd’hui à porter une arme, c’est tout à leur honneur mais moi je n’y arrive plus. Ce que l’on appellera, peut-être, plus tard le désastre russe m’a bouleversé d’une certaine manière, c’est certain. Alors j’ai choisi la psychologie.

Oh il ne fait aucun doute que déjà certains critiquent mon choix. L’être humain, dans les moments les plus sombre, a la tentation de retourner à un état primitif où tout ce qui compte, c’est d’avoir des moyens militaires, de quoi se défendre et combattre. Combattre pour quoi ? Combattre qui ? Aujourd’hui, cela n’a plus de sens. Pourtant j’ai vu quelques rares survivants s’entre-tuer pour une simple boîte de conserve. Dire que ce n’était qu’il y a quelques mois… J’ai pourtant l’impression que cela fait des années que le monde est ainsi.
La psychologie, c’est l’humanité. C’est ce que l’on m’avait appris dès la première année, à l’université. Je m’en souviens encore, c’est dire à quel point j’ai été marqué. Et ce qui manque aujourd’hui, c’est de l’humanité. En ces temps obscurs où le monde n’est plus celui que nous avons connu jusqu’alors, nous aurions tord d’oublier cette part d’humain en nous, d’oublier des millénaires d’évolution et de progrès, des siècles de révoltes et de guerres, des siècles de bouleversement scientifiques et de débats endiablés. L’espèce humaine doit être bien plus forte qu’une des pire catastrophe qu’est connue la Terre.
Ce sont les raisons pour lesquelles j’ai décidé de prendre le rôle de psychologue, dans ce bunker, en Amérique. Nous verrons bien si j’ai eu raison d’être un minimum optimiste.

Rien, dans le bunker, n’était jusqu’alors prévu pour un psychologue : pas de bureau isolé et calme. Par respect pour les futurs patients, j’ai insisté sur ce point là. Devant l’impasse, j’ai opté pour une solution de fortune : ce sera le compartiment 8, là où je dors avec trois autres habitants. C’est loin d’être idéal mais les patients pourront disposer d’un endroit où se détendre, et moi de quoi écrire.
J’ai également insisté auprès de la direction du bunker pour imposer des visites psychologiques. Au moins une par habitant, c’est un minimum. Je ne doute pas avoir du travail, c’est certain, mais la pudeur reste une puissante barrière humaine, renforcée dans un milieu si confiné, où l’on vit constamment avec les autres. Sans compter qu’avec cette catastrophe, je crains que le nombre de cas nécessitant un traitement psychologique soit multiplié au moins par dix. Ce genre d’événement laisse des marques, c’est certain.

L’une de mes premières patiente ne devrait plus tarder. Eleonor Edvardsen. Norvégienne, à en croire son dossier. Ah oui, j’oubliais. La contre-partie à l’acceptation de ma requête : établir une annexe psychologique tenue à jour pour chaque membre du bunker. Chose qui ne me dérange pas le moins du monde : ce n’est pas la première fois que l’on me demande cela, et à vrai dire, on m’a même souvent demandé pire.
Je ne connais pas grand chose de cette Eleonor. On ne me laisse accéder qu’aux données standard de son dossier : nom, prénom, nationalité d’origine, âge, lieu de naissance, photographie récente. Rien de plus. Ce que je sais, par contre, c’est qu’elle a déjà reporté six fois notre rendez-vous. Mais je n’ai pas cédé. Je ne cèderais avec aucun d’ailleurs, que ce soit bien clair. Comme je le disais, la pudeur est une barrière très puissante chez l’être humain : je soupçonne qu’il s’agisse de cela, à moins qu’elle ait un emploi du temps de ministre ou une aversion profonde pour les psychologues.. Ou tout ça en même temps.

L’heure arrivait à grande vitesse. Je terminais encore de rédiger le dossier du patient précédent, un local qui avait pu s’abriter relativement vite. Heureusement pour lui quelque part, il n’avait pas eu à supporter les horreurs, là dehors.
Une dernière phrase, et je coulisse machinalement mon bras pour regarder ma montre, un modèle standard que l’on m’avait distribué durant mon service militaire obligatoire. Au moins, elle tenait le choc. Un retard de cinq minutes de ma part, mea culpa. Ne la faisons pas attendre plus longtemps, elle risquerait de partir, si ce n’est pas déjà le cas, où si elle n’a pas repoussé une énième fois. Ce que je n’espère pas pour elle, je devrais alors en faire un rapport. J’ai déjà été indulgent parce que c’est une femme et qu’elle est originaire d’un pays proche..

En ouvrant la porte du comportement, je tombe nez-à-nez sur elle. Une jeune femme aux cheveux blancs, ça court pas les coursives (oui, on notera l’adaptation de l’expression à l’environnement récent). Elle s’est donc décidé à venir, c’est une bonne chose. Je l’accueille d’un sourire le plus rassurant possible et d’une main tendue. Premier test.

« Vous devez être Eleanor Ed-varsan (*) je suppose ? Vous êtes finalement venue. Luka Cheratov, enchanté. Avez-vous des questions avant de commencer ? »

(*) : transcription phonétique, les fautes sont volontaire, le personnage est russe après tout.
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Obligations de survivant

feat Luka Cheratov




Le retard du scientifique ne la surprit pas. Ils étaient en occident finalement, et jamais aucun médecin ou tout homme de savoir ne pouvait répondre à des horaires fixes dès lors que l'on impliquait un patient. Un cas grave, une vieille femme lente, un bègue ou un grand parleur, des enfants indiscipliné, de longues explications inutiles ou parfois simplement un spécialiste qui prenait son temps et vous pouviez être sûr de patienter pendant trois quarts d'heure assis sur une chaise à vous tourner les pouces. Une perte de temps que l'étudiante comprenait, mais ne supportait pas et dont, depuis qu'elle avait ces obligations dans le bunker, elle ne pouvait plus se permettre. Un bon argument auquel elle n'avait encore jamais pensé pour justifier l'annulation d'un des rendez vous. Pourquoi pas ce jour là ?
Eleonor fit l'effort de rester. Bien sûr, comme chaque malade digne de ce nom, elle avait fait attention à arriver un peu avant l'heure de rendez vous, bonne élève qu'elle était, ce tout en sachant pertinemment qu'elle aurait très bien pu attendre pendant 1h que ce psychologue en finisse avec le patient précédent. Toutefois ... Elle ne resta pas sans rien faire aussi longtemps qu'elle le croyait. L'horloge installée sur le mur du couloir lui avait indiqué 14h18 à peine quelques minutes plus tôt si bien que, même sans regarder de nouveau le cadran, elle n'avait eu aucun mal à déduire le temps de retard du russe. Rien de très grave, mais ce n'était pas avec cette ponctualité qu'il remonterait dans son estime.

Lorsque la porte s'ouvrit, Leo était appuyée contre la cloison opposée, ses deux bras croisés sur sa poitrine à défaut de savoir où les mettre, mais dès lors que le léger grincement du battant l'alerta de son rendez-vous, elle se redressa.
Ses yeux s'attardèrent sur l'homme qui venait de lui ouvrir. Plus grand qu'elle, il devait mesurer bien 1m80 pour une corpulence normale, quoi que sa carrure trahissait de nombreux entraînements. Soit cet homme était un vieil amoureux de sport, soit il n'avait pas toujours été psychologue. Son visage, sans montrer une bonne humeur contagieuse restait plutôt avenant : un sourire qui se voulait rassurant, des prunelles claires qui contrastaient avec une barbe et une chevelure plus sombres, les deux plus ou moins bien taillées signe évident qu'il n'était plus cet homme bien entretenu qui se faisait une paie à 3000 euros. Ses vêtements restaient neutres, un tee-shirt noir et un jean dans un encore bon état, chose qui surprit la norvégienne. La plupart des tissus ici étaient dans un bien laborieux état si bien que les seuls qui portaient quoi que ce soit de neuf demeuraient les premiers arrivés - ceux n'ayant pas connu la difficulté d'une survie à l'extérieur - et les plus hauts-gradés. Le russe devait être bien vu pour avoir récupéré pareil vêtements, à croire que la psychologie tenait vraiment à coeur des supérieurs pour qu'ils y mettent tant de moyens. Leo, réfugiée depuis quelques semaines à peine n'avait eu droit qu'à une vieille blouse tâchée pour exercer ses fonctions. Enfin ... Elle n'en tirait aucune conclusion. Peut-être qu'en vérité, il n'était qu'un fils à papa bien propre sur lui qui avait eu toute la chance du monde avant d'arriver ici, ou qu'il avait des talents de couture.
Malgré que le survivant ne semble pas véritablement mauvais, Leo gardait nombre d'appriori, et ce n'était pas grâce à ce sourire et sa politesse qu'elle allait baisser sa garde. Lorsque Luka lui présenta sa main elle la lui serra, sans se douter qu'il puisse s'agir d'un quelconque test, mais il n'y avait rien d'amical. Un geste sec, une poigne raide qui montrait déjà ses ressentiments.

- Vous devez être Eleanor Ed-varsan  je suppose ? Vous êtes finalement venue. Luka Cheratov, enchanté. Avez-vous des questions avant de commencer ?

C'était Edvardsen. Devait elle le reprendre ? L'outsider, même si elle était irrité et de très mauvaise humeur, n'en était pas moins impolie. Ce n'était pas parce que cet homme ne lui inspirait rien - qu'il s'agisse de respect ou de désir - qu'elle devait être venimeuse. A vrai dire, elle n'aimait pas agir selon des préjugés. Dans toutes les situations, elle préférait garder la tête suffisamment froide pour ne trahir aucune émotion - bonne ou mauvaise - jusqu'à ce qu'elle ai confirmation de ce qu'elle pensait. Là seulement elle pouvait se permettre d'agir ou d'exprimer quelques ressentiments. Ce jour là était différent, ses opinions étaient toutes négatives et elle n'avait aucun désir de les voir changer. Mais ... Ce n'était pas pour autant qu'elle serait méchante ou vulgaire, ce n'était pas dans sa nature. Que cet homme lui pourrisse la vie ou non, elle n'avait pas à le traiter avec irrespect sans avoir eu la moindre preuve. Peut-être que cet entretien finirait par bien se passer.
Elle avait de sérieux doutes.

- Cela se prononce Edvardsen. Et .. Non, aucune question.

Leo avait choisit de rester neutre finalement. Le reprendre n'avait été qu'à titre d'information et elle s'était ensuite contenté de répondre à sa question de façon la plus concise possible. Elle n'était pas spécialement enchanté de le voir et mentir n'était pas plus dans sa nature que de parler d'elle, aussi était il inutile de revenir là dessus.
Elle avait juste hâte d'en finir avec tout ça.
La jeune femme le suivit dans le compartiment, sans avoir finalement la moindre idée de ce qu'il se passerait par la suite.



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La réponse ne tarde pas, et exactement là où je voulais aller. Je l’ai piquée, elle a répliquée. On pourrait tout à fait croire que c’est puéril, et toi, lecteur, tu dois penser que ça ne sert à rien. Mais tu te trompes. L’être humain a cette particularité intellectuelle d’être une espèce des plus curieuse en ce monde, enfin.. ce monde d’avant. Parce qu’aujourd’hui.. Mais bon, je m’égare. Je disais donc que nous sommes curieux de nature, c’est un fait. Ainsi, en piquant quelqu’un de la sorte, en faisant en sorte d’attirer son attention sur quelque chose, je peux être confiant dans le fait qu’elle écoutera. Ne serait-ce que pour démonter systématiquement tout ce que je vais lui dire.

En guise de réponse à sa correction phonétique, je lui adresse un simple hochement de tête tout en marmonnant quelque chose d’incompréhensible. Une manière de pousser un peu plus la provocation. On notera que c’est en poussant les personnes au maximum de leur taux d’acceptabilité qu’elles deviennent plus malléables et qu’elles parlent. Oui je le conçois, ça fait méthode d’interrogatoire. Mais bon, au final, la psychologie, n’est-ce pas retirer des informations d’une personne réticente à en parler, pour mieux l’aider ensuite ?

Enfin ! Ne commençons pas les débats philosophique, c’est un coup à ne plus jamais s’en servir, et je sens que le lecteur n’est pas prêt à lire dix pages de dissertation philosophique façon comptoir de bar. Concentrons-nous plutôt sur ce joli bout de femme. Pour les plus masculins d’entre-vous, je vous laisse imaginer toutes les images qu’on peut se faire en quelques secondes à peine quand on a une nordique pareille devant soit. Pour les plus affamées aussi, notons bien la grammaire, mais c’est une autre histoire là encore et je m’égare. Les charmes féminins, vous comprendrez certainement !

« Bon, ne tardons pas ne tardons pas ! Rentrez dont ! »

C’est très loin d’être le minable bureau que j’avais à ma disposition dans la caserne de Rostov. Non là c’est limite indécent. En fait c’est mon dortoir, reconverti de journée en minuscule bureau de psychologue. L’un des lits sert au patient, une chaise en bois tout ce qu’il a de plus simple me permet de m’asseoir et de noter. Je dispose d’un carnet et d’un crayon de papier, pas plus. En même temps, il faut comprendre que dans l’intérêt de tous, mieux vaut rationner au maximum.

« Je vous laisse.. Vous couchez.. Pardonnez l’aspect rudimentaire de ce bureau de fortune, enfin cette chambre reconvertie. Les hauts gradés n’avaient pas mieux. »

Sans plus attendre je prends place : inutile d’en rajouter plus, je meuble au mieux pour casser l’ambiance glaciale mais après tout, cette femme là vient du Nord, elle n’a pas le sang chaud mais plutôt froid, c’est le cas de le dire. La séance peut commencer. Ne tournons pas autour du pot, reprenons l’un des plus vieux discours que j’ai pu répéter des centaines de fois.

« Bon. Je me doute, au vu de nos soucis pour se rencontrer, que vous n’êtes pas des plus motivées pour suivre cette séance. C’est compréhensible, pour parler de façon.. professionnelle, c’est ce qu’on appelle la pudeur. A moins d’être décomplexé, fin menteur ou écrivain, la pudeur vous touchera d’une façon ou d’une autre et vous ne direz pas tout. Seulement.. mon métier ne consiste pas à collecter des informations, il consiste à vous écouter, à faire le vide dans votre esprit et à vous aider à ordonner vos pensées, vos idées, vos souvenirs. Cela implique de passer par des étapes difficiles, et par difficile j’entends de décrocher des choses que vous avez emmagasinés et que vous ne voulez absolument pas ressortir. »

Jusque là, je pense être clair. Ce que je fais ici, mis à part faire en sorte de renseigner les hauts gradés sur les esprits les plus divergents ou dissidents, n’a pas pour vocation de me servir. C’est une assistance, ni plus ni moins.

« Vous devez très certainement relativiser et vous dire que certaines choses sont mieux enfouies qu’à découvert, que cela ne vous atteindra pas. Détrompez-vous. L’être humain est une espèce psychologiquement fragile, qui a une capacité à garder des choses dures voir traumatisantes pour soit assez limité. Cela peut déboucher sur le syndrome post-traumatique, la paranoïa, les difficultés à s’endormir, les nausées, la stupéfaction devant quelque chose qui renvoi à une mauvaise image, la dépression, pour les plus généraux. En temps normal, c’est déjà suffisamment grave. Aujourd’hui, c’est dangereux. Dangereux pour soit même et pour les autres : comprendre pour la survie de tous ici. Beaucoup manipulent des armes, vous entre-autres, et tous nous sommes impliqués à divers degrés dans la survie, nous pouvons être amenés à nous défendre, à vivre des expériences traumatisantes, par exemple devoir repartir et retourner à la surface. Si quelqu’un venait à ‘péter les plombs’ pour parler trivialement, il mettrait en danger les autres et les dégâts matériels et humains seraient importants. J’espère que vous comprenez donc que c’est d’un intérêt.. vital, pour vous comme pour les autres, que d’être franc et de profiter de cette séance pour vous lâcher. »

Je peux enfin souffler, j’ai terminé avec cette partie là. J’espère avoir au moins marqué un peu son esprit. D’habitude, ça n’aide pas vraiment mais bon, je ne peux pas me reprocher de ne pas avoir été complet et préventif.

« Bien. Maintenant sachez que cette séance est une séance obligatoire imposée par l’état-major pour valider votre bilan psychologique, un complémentaire du bilan de santé que l’on vous a fait passé. Et il est certain qu’en une seule séance, nous n’aborderons qu’un millième des endroits les plus sombres de votre subconscient. Toutefois sachez que je suis aussi là pour ceux qui le veulent, si vous exprimez le besoin d’autres séances ou d’un suivi régulier, n’hésitez pas. »

La formule professionnelle parfaite, un vrai vendeur de vent !

« Commençons donc par la formule administrative basique, ce sera fait. Souffrez-vous d’insomnies ? Souffrez-vous de nausées fréquentes ? Avez-vous la sensation que vous ne contrôlez plus rien ? Quel est votre état d’esprit au moment de partir à l’extérieur ? Et au retour ? Regrettez-vous votre vie ? Que changeriez-vous à votre situation, aujourd’hui ? »
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Obligations de survivant

feat Luka Cheratov




Eleonor était entrée dans cette chambre comme elle serait retournée dans celle qu'elle partageait déjà avec 3 autres survivants : sans la moindre surprise. A vrai dire, ce compartiment n'avait rien de différent des autres. Même peinture grisâtre sur les murs, même vieux lits métalliques d'avant guerre, même armoires branlantes à peine comblée de vêtements ou d'autres effets personnels. Il n'était finalement qu'une simple duplication de n'importe quel dortoir de ce bunker, à l'exception près que, pour pouvoir satisfaire les besoins de ce psychologue, une chaise avait été installée face à l'un des lits. Rien de plus. S'en était presque triste. Pour ces mêmes raisons d'ailleurs, la couchette désignée avait été plus ou moins préparée. Les draps étaient propres - d'ailleurs Leo se demandait s'il s'agissait d'un lit réservé aux patients ou si elle aurait l'honneur de s'allonger sur le matelas de ce pseudo-médecin - et tous les effets avaient été éloignée. Le petit meuble servant de table de nuit était propre de tout bibelot, ne laissant que l'habituel réveil insupportable tandis que tous les autres supportaient livres de nuit, lunettes ou autres bijoux abandonnés là. Soit ce russe était venu avec son seul jean sans s'ennuyer de souvenirs, soit il avait tout rangé à l'idée de ces visites. A moins qu'à nouveau, il ne soit ce cadre propre sur lui habitué à ne rien laisser traîner ou ce militaire trop carré qui n'acceptait le moindre désordre. Elle hésitait encore.  

- Je vous laisse.. Vous couchez.. Pardonnez l’aspect rudimentaire de ce bureau de fortune, enfin cette chambre reconvertie. Les hauts gradés n’avaient pas mieux.

Mauvaise volonté ou manque de confiance, Leo choisit de désobéir à cet ordre implicite en décidant de s'asseoir sur le lit, plutôt que de s'y allonger. Au lieu de rester en tailleur, elle eu toutefois l'éternel réflexe de s'y installer à l'indienne, ou du moins d'essayer. Trop consciencieuse sans doute, elle ne se serait pas permis de prendre cette position, chaussures encore aux pieds et ce même avec le peu d'estime qu'elle avait pour son interlocuteur, aussi retint elle son geste à peine commencé. Demeurer assise de la sorte ne lui était pas très agréable mais l'idée de s'étendre sur le lit, les yeux rivés sur le plafond - le même que dans sa chambre encore une fois, elle le voyait assez souvent pour vouloir s'y perdre de nouveau - ne l'enchantait guère. Leo n'était pas naïve au point de ne pas soupçonner la raison de cette position, préférée par tous les psychologues. Plus que pour un simple confort, la vision du plafonnier permettait au patient de parler, de se confier sans voir le spécialiste à ses côtés, comme si plutôt il réfléchissait à voix haute. Ainsi, le psy' prenait plutôt le rôle de la conscience, posant quelques questions pour orienter la discussion sans que cela ne passe pour un entretien. Une façon également de mettre le sujet en confiance pour qu'il parle davantage.
Eleonor ne voulait certainement pas commettre cette erreur, et son regard obstiné aurait bientôt fait de convaincre cet homme de ne pas lui imposer de position. La jeune femme préférait demeurer concentrée sur la situation et ne surtout pas oublier la raison de sa présence ici. Le voir dans les yeux était un parfait moyen de garder les pieds sur terre.

La médecin écouta ensuite attentivement le monologue du barbu assis devant elle. Longue logorrhée type qu'il avait certainement du finir par apprendre par coeur tant il devait la répéter à chacun de ses patients. Un sourire rassurant glissé entre deux phrase et le voilà certain de passer pour un professionnel parfait alors même que chacune de ses paroles n'étaient finalement qu'un ramassis de conneries dans l'unique but de la détendre et la pousser à parler, par confiance ou par culpabilité.
Causes toujours, ça ne marchera pas si facilement avec moi.

- Commençons donc par la formule administrative basique, ce sera fait. Souffrez-vous d’insomnies ? Souffrez-vous de nausées fréquentes ? Avez-vous la sensation que vous ne contrôlez plus rien ? Quel est votre état d’esprit au moment de partir à l’extérieur ? Et au retour ? Regrettez-vous votre vie ? Que changeriez-vous à votre situation, aujourd’hui ?

7 questions en une phrase, dont 4 qui pourraient demander une réponse assez développée pour mériter d'être posée à l'écrit le temps de rassembler chaque argument et de les opposer de sorte à faire pencher la balance d'un côté ou d'un autre. Il aurait eu plus vite temps de lui demander une dissert', il l'aurait déjà moins prit au dépourvu et aurait pu avoir une réponse plus objective que celle qu'elle aurait tendance à donner au tac au tac.
Sauf que c'est exactement ce qu'il veut. Te voir improviser sur un problème donné, et te mettre dans une case spécifique selon la réponse énoncée.
Luka demandait si elle avait parfois la sensation de ne plus rien contrôler ? Oui, très souvent, et pour elle c'était bien quelque chose d'insupportable. Et cette situation en était un parfait exemple. Leo n'avait pas le temps de réfléchir sur la meilleure réponse à donner de sorte à avoir le moins de conséquences néfastes possibles, elle n'avait aucun pouvoir ni influence sur cet entretien et au fond d'elle, ça l'angoissait.

L'outsider s'imagina inspirer profondément - elle ne le fit pas véritablement sinon quoi elle se trahirait - avant de choisir de répondre, comme elle le pouvait.

- Aucunes insomnies. Aucune nausées. Pour le manque de contrôle, j'imagine que c'est comme tout le monde.

Rester le plus concis possible, elle ne voulait surtout pas donner de détails. Toutefois, les dernières questions demandaient davantage de réflexion. Et puis .. Elles étaient mal posées. Comme sans doute tous les outsiders, Eleonor devait faire face à un tourbillon d'émotions lorsqu'elle allait à l'extérieur. Impatience, nostalgie, appréhension, doute, angoisse, courage et calme à la fois. Concernant le retour .. Tout dépendait des circonstances. Si ils avaient eu beaucoup de problèmes à la surface, des morts, des blessés, des attaques, s'ils avaient trouvés ce qu'ils étaient venus cherchés ou s'ils revenaient bredouilles ...
Regretter sa vie ? Oui. Non. Leo était quelqu'un de très réfléchie qui avait le don de s'adapter aux situations pour toujours en garder la maîtrise. Sa vie passée n'avait pas été très joyeuse, pas plus que sa nouvelle, c'était simplement différent.
Changer des choses à cette nouvelle vie ? Si elle le pouvait, elle ne saurait pas quoi choisir. Encore une fois, elle faisait avec ce qu'elle avait, elle encaissait les chocs, profitait de chaque point positif mais n'en attendait pas d'autres. Elle avait d'ailleurs plutôt tendance à appréhender les difficultés qu'à réfléchir à comment tout ceci pourrait s'améliorer.

Que pouvait elle se permettre de dire ? Comment ?

- Vos questions suivantes sont plutôt mal posées. Tout dépend toujours du contexte d'une mission. Pour le retour encore davantage. Concernant le départ c'est souvent un mélange de nombreuses émotions. De l'appréhension, un peu d'impatience aussi mais toujours une certaine nécessité à garder son sang froid. Finalement, chacun fait attention à ne pas avoir trop d'espoirs en une mission tout en se préparant au pire. On ne peut pas se permettre de partir surexcité ou effrayé.

Etait ce un besoin imposé par sa hiérarchie, ou par elle même ? En parallèle, la norvégienne se posa la question. Les émotions n'étaient pas des éléments très contrôlables. Poussés par eux, elle ne cessait de faire des choix imprévisibles et irréfléchis. Elle ne pouvait pas se le permettre.

- Et je n'ai pas grand chose à répondre à vos deux dernières questions. Ma vie passée était différente, pas forcément plus simple ou difficile mais mes attentes, mes objectifs et les circonstances étaient bien opposées à aujourd'hui.
Et pour éviter de faux espoirs, je ne préfère pas songer à quoi changer à cette situation pour avoir une vie plus simple ou plus heureuse.


Elle le savait, et nombreux en avaient plus ou moins conscience. Si quelque chose de bien arrivait à quelqu'un, la balance devait être équilibrée par un point négatif. Et puis garder des espoirs inutiles n'avaient littéralement aucun intérêts.

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Premier signe qui ne trompe pas : la désobéissance. Cette Eleonor semble être un personnage bien particulier, le genre qui n’aime pas beaucoup les psychologues et encore moins devoir parler de soit. Réflexe de survivant, par peur d’un instant de faiblesse, ou bien fierté trop importante pour oser s’avouer le besoin de consulter ? En tout cas, je vais pousser les choses le plus loin possible, on verra bien.

Elle commence par répondre, et je m’aperçois rapidement qu’elle reste concise, vague. Elle effleure la surface, elle ne va pas en profondeur. Il va falloir remédier à cela, être vif et l’attendre au tournant, ne pas hésiter à lui poser des questions, même si elles sont dérangeantes, surtout si elles le sont. Il n’y a rien de mieux pour faire réagir une personne et en tirer ce dont elle ne veut pas montrer.

Eleonor semble être quelqu’un d’assez désobéissant et de provocant. Un tempérament rebelle. Pas forcément ce que l’état-major semble attendre des habitants du bunker, mais j’aimerai creuser plus loin, au lieu de simplement mettre un coup de tampon rouge « refusé ».

A sa seconde réponse, la voilà qui franchit une nouvelle étape de la provocation : mes questions sont mauvaises. Je ne peux m’empêcher de lâcher un sourire, me montrant ainsi amusé par la situation. Si elle veut jouer, on va jouer alors. Je la laisse terminer, tentant tant bien que mal de se rattraper et d’expliquer ce que les Outsiders (on notera qu’elle ne parle pas d’elle) peuvent ressentir.

Puis elle vient (enfin) à parler d’elle, pour me dire.. Qu’elle n’a trop rien à dire pour les deux dernières questions. Sa vie était dès lors, selon ses dires, différente, pas mieux pas pire. Ces attentes, ces objectifs, opposés à ceux d’aujourd’hui. Elle préfère éviter d’y penser, par peur de se faire de faux espoirs.

Tout semble dit alors. C’est le moment où je commence à me demander si je dois passer à l’offensive tout de suite ou attendre encore un peu. A cela, expérience de soldat comme de psychologue oblige, je préfère jouer la carte de la prudence. Tâtons encore un peu le terrain, ne lâchons rien.

« Parlez-moi de votre vie d’antan. D’où venez-vous ? Vous faisiez quoi avant le grand cataclysme ? Quelle était votre vie, votre quotidien ? »

Et cette fois, elle ne peut pas se permettre de dévier la question ou de répondre de façon générale. Peut-être même que se rappeler certains souvenirs la déstabilisera. J’en profiterais pour attaquer.
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Obligations de survivant

feat Luka Cheratov




Contrairement à ce que pourrait peut-être croire Luka, Eleonor n'était pas rebelle pour le plaisir de l'être, agissant dans l'unique optique de désobéir ou s'opposer aux ordres d'un supérieur. Sans parler du fait que ce psychologue n'était en rien plus haut-gradé qu'elle, la survivante, même si elle vivait désormais dans une grande communauté aux règles strictes, n'avait pas pour habitude d'agir sans réfléchir. Peu importaient de qui venait un ordre: si la jeune femme le jugeait idiot ou néfaste pour une ou plusieurs personnes, trop dangereux ou mal organisé, elle ne l’exécuterait pas. Non pas qu'elle prenait un malin plaisir à s'opposer à l'autorité d'autrui, mais elle n'était ni suicidaire, ni idiote. Eleonor n'aimait pas foncer tête baissée, et à moins d'avoir une justification crédible, elle n'agirait jamais en étant persuadée que la meilleure des choses à faire était de ne pas intervenir.

De même, il ne fallait pas penser qu'elle s’obstinait à ne pas bouger, bras croisés sans s'expliquer. Leo savait que, si elle s'opposait à un haut-gradé elle était en tord, aussi n'hésitait elle pas à argumenter son point de vue, si ce n'était parfois fournir quelques solutions alternatives si jamais elle savait que son interlocuteur était attentif. Dans le cas présent, elle n'aurait aucun mal à justifier sa " désobéissance " quant à sa position, même si la question n'arriverait certainement jamais.


- Parlez-moi de votre vie d’antan. D’où venez-vous ? Vous faisiez quoi avant le grand cataclysme ? Quelle était votre vie, votre quotidien ?

Qu'attendait il comme réponse ? Savoir si elle n'était pas une sorte de psychopathe avant la propagation de ce virus ? Tout le monde le savaient, seul les plus mauvais partaient en dernier. Et puis une étudiante de 23 ans en médecin n'avait certainement pas le profil pour survivre à la fin du monde, pas en étant douce et gentille.

Cette pensée idiote manqua de tirer une esquisse amère à l'étrangère. Elle en avait croisé quelques uns, de ces hommes que le monde avait transformé en parfaits tarés. Certains l'étaient déjà avant que tout ne tombe en ruine, malade mentaux ou simples alcooliques trop sanguins, mais d'autres l'étaient devenus. La violence qui régnait en maître sur ces terres devenues désertiques exacerbaient leurs sens, envenimait leurs comportements. Ces hommes qui jamais n'avaient songé à commettre le moindre crime par le passé profitait de cette catastrophe pour soulager des pulsions qui leur étaient inconnues, et pour ceux qui avaient déjà des envies de meurtre en société, il ne s'agissait plus maintenant d'oter la vie à quelqu'un, mais de la faire souffrir, de la torturer.
Luka la pensait il vraiment ainsi ?


A y réfléchir, Leo se dit plutôt qu'il ne s'agissait là que d'un interrogatoire de routine qui n'avait finalement rien de personnel. Un peu tard pour de telles pensées.
Reportant son attention sur la question qui venait d'être posée - et sans faire fi des termes que l'homme avait employé : cette catastrophe n'avait rien de naturel - la survivante se remit à parler. Là aussi, elle ne pensait pas avoir grand chose à dire, et dommage pour lui qui s'en faisait un tel bonheur ... Aucun souvenirs déstabilisants. Rien dans son passé " proche " ne la rendait nostalgique, ni colérique. Juste cette éternelle amertume.

- Je vivais à une centaine de kilomètres d'ici environ, seule, mais à l'origine je viens de Norvège, près de la Laponie. Je suivais des études de médecine, j'en étais à ma quatrième année. Mon quotidien se contentait donc principalement de mes études.



Et des sorties poker, histoire à la fois de faire rentrer un peu d'argent que de se détendre un peu. Toutefois, Leo ne jugeait pas très bénéfique de parler de cette passion qui passait, pour tous aux premiers, et parfois seconds, abords pour de la pure et simple addiction.  


L'outsider avait conscience que son interlocuteur en attendait davantage, mais de nouveau, qu'aurait il été intéressant de dire ? Et puis qu'attendait il ? Nombreux étaient ceux qui n'avaient pas une vie très intéressante avant la contamination, et elle en faisait partie. Et puis elle se doutait que ces interrogations n'étaient qu'un moyen d’amener le véritable sujet : qu'avait elle fait pendant la contamination ? Avait elle commit des crimes ? Comment avait elle survécu ? Etait-elle dangereuse ? Instable ? Traumatisée ? Dépressive ? Sujette à des sautes d'humeur ? 
Simplement : est ce que la survie à la surface avait fait d'elle un être sur lequel il était impossible de compter, sur le point de cracker, ou susceptible de trahison ? Est ce que tout ceci l'avait changé ? 
Eleonor ne se permit pas de lui demander d'en venir au fait. Elle avait conscience que son comportement trahissait toute la mauvaise volonté du monde autant qu'une petite pointe de provocation, mais il était nécessaire qu'elle ne dépasse pas les limites.
Toutefois, elle aurait aimé en finir. Qu'il vienne à poser ses véritables questions, et qu'elle puisse s'en aller. 



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Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Eleonor ne se montre pas coopérative. Dans un sens, je peux comprendre. Il est vrai que moi-même je n’aimerai pas être confronté à un parfait inconnu, être obligé de lui parler de ma vie, de ce que j’ai vu et de ce qui c’est passé, de ce que j’ai pu ressentir. Mais d’un autre côté, c’est mon métier et c’est pour son bien médical. La psychologie est une médecine qu’il ne faut pas sous-estimer, c’est certain. Bon nombre d’hommes ont fait des choses qui ont marqué le monde par folie. Bon nombre ont trouvés la mort également.

Comme à son habitude désormais, sa réponse est courte, simple, s’étend peu sur le sujet. Tout ce que je parviens à savoir, c’est qu’elle vient de Norvège, de Laponie pour être exact. Qu’elle était étudiante en médecine également, en quatrième année pour être précis. Sa vie, c’était ses études. Allons bon, à qui veut-elle faire croire cela ? Pas à moi en tout cas. Tout comme elle j’ai été étudiant. Je sais donc ce qu’il en est, les études ne se composent jamais que de travail, de labeur. Il y a aussi le réconfort, la récompense, le repos. C’est ça qui m’intéresse.

Mais puisqu’elle ne veut pas coopérer, alors nous userons des grands moyens. 
Avant cela, il me paraît important de griffonner quelques notes au crayon de papier.

Luka Cheratov a écrit:Phase 1 : Peu coopérative, vigilante, difficultés à se sociabiliser, paranoïa ? peur du contact humain ? traumatisme ?

Maintenant, il est temps de passer à l’offensive. Terme très militaire s’il en est, nul doute qu’il s’agisse d’un héritage de ma carrière dans la médecine psychologique de guerre. J’ai ma petite idée sur la façon dont je vais agir. Chez la plupart des gens, il suffit d’une petite étincelle au bon endroit pour aller la poudre. Si elle s’allume, c’est évocateur. Si elle ne s’allume pas… c’est d’autant évocateur, et l’on peut chercher plus loin encore. Jusqu’à trouver. J’ai, après tout, tout mon temps. C’est même mon métier.

« Votre quotidien se contentait donc principalement de vos études. Je vois. »

Je marque une petite pause, lâche un bref sourire à peine rassurant, baisse la tête. La gestuelle est importante, c’est certain. C’est généralement là que les personnes vont chercher une sorte de réconfort, une certaine confiance. L’être humain dispose de cette étrange mais cocasse capacité de déterminer un jugement en moins d’une seconde, rien qu’avec le physique et la gestuelle. C’est l’idée de ‘high power’ et de ‘low power’ comme disent les américains.

« Vous essayez donc de me faire croire que vous ne vous intéressiez qu’au travail. »

A nouveau, une pause. Saccader ses dires est là encore quelque chose d’important. Généralement, cela n’aspire pas la confiance : on ne sait pas ce que la personne pense de soit, on ne sait pas ce que la personne va dire. C’est dommage que je ne puisse pas régler la température dans cette pièce, j’aurais fait en sorte qu’il fasse plus froid sinon. Les conditions auraient été alors quasi-toutes accomplies.

« Vous savez, j’ai été étudiant moi aussi. Je sais ce qu’il en est. Je sais qu’il en est de même partout ailleurs. »

Cela me rappelle d’ailleurs un voyage que j’avais fait en Australie. Une semaine dans le cadre d’un colloque. J’en garde de bons souvenirs, surtout des Australiennes.

« Ce qu’il est intéressant de relever dans votre phrase, c’est le ‘principalement’. Parce que c’est exactement l’inverse qui m’intéresse. »

On remarquera sans doute que le ton et la forme ont changé pour quelque chose de plus sec, de moins mielleux. Le fait que je fixe droit dans les yeux Eleonor contribue également à donner une impression moins amicale.

« C’est quoi votre petit secret ? Vous avez fait le tapin pour payer les études ? La drogue pour les sensations ? Le SM et le libertinage pour découvrir ? L’alcool pour se motiver ? Les jeux pour le frisson ? »

On a tous un ‘petit secret’ après tout.
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- Votre quotidien se contentait donc principalement de vos études. Je vois. .. Vous essayez donc de me faire croire que vous ne vous intéressiez qu’au travail.

Il n'en avait pas fallu beaucoup plus pour que l'attention de la norvégienne s'éveille davantage. Alertée par de micro signes tant dans la gestuelle du psychologue que dans le ton qu'il avait employé, elle se mit à froncer les sourcils tandis que son regard tacheté de vert se durcissait. N'importe qui n'aurait pas tardé à découvrir que la bienveillance chaleureuse du survivant s'était soudainement refroidie, mais Eleonor elle s'en aperçu presque instantanément. Tout d'abord un mauvais pressentiment, et puis simplement les résultat d'une vieille habitude qui la prévinrent assez vite d'un changement. En effet, éternellement peu loquace, elle prenait depuis toujours plus de temps à observer les êtres humains, leur comportement en société et ces transformations qui s'installaient dès lors qu'ils étaient seuls que de temps à discuter directement avec eux. Ainsi avait elle apprit à déceler leurs mimiques, leurs tics, un raidissement ou la moindre étincelle dans un regard pour en déduire toute sorte de raisons. Jouer tant au poker et en devenir un maître incontesté n'avait d'ailleurs fait qu'aiguiser d'autant plus ces capacités.
Cette fois ci cependant, la situation était différente et la jeune femme ne prit pas la moindre seconde pour réfléchir à une quelconque explication. A vrai dire, elle était trop évidente pour qu'elle y consacre inutilement du temps.
Elle avait du trahir quelque chose, et il s'en était rendu compte. Plus que cela, il devait en avoir assez de jouer au sourd. La comédie était terminée et finalement, elle se demandait si c'était une bonne chose.

- Vous savez, j’ai été étudiant moi aussi. Je sais ce qu’il en est. Je sais qu’il en est de même partout ailleurs.

Il était calme, patient, ménageant ses effets. Plus que de n'inspirer aucune confiance, ce comportement avait le don d'être des plus angoissants. Leo n'en réchappait pas. Peu importait qu'elle soit cette maniaque du contrôle se protégeant de toute influence extérieure, qu'elle soit consciente du but recherché par de telles méthodes par l'homme assis devant elle ou qu'elle fasse tout pour se fermer à lui, il était parvenu à lui tirer ce sentiment d'inquiétude qu'il devait attendre. Un simple pincement au coeur, le début d'un noeud plus serré au fond de son estomac. Rien que qui pourrait paraître très angoissant, cependant ce début d'émotion lui déplaisait fortement.
Ses méthodes étaient tellement prévisibles, elle le savait elle même. Maintenir de lourds silences, sembler plus dur, moins agréable, sous entendre la connaissance absolue ... Trop simple mais tellement efficace. Finalement, elle ne savait même pas ce qui l'effrayait le plus. Le fait qu'elle se soit trahie, le fait qu'il en ai joué, le fait qu'il ai réussit à faire sonner l'alarme dans son esprit, ou le fait qu'elle en soit consciente mais qu'elle n'en ai pas plus de contrôle.
Tout revenait toujours à ce besoin.

- Ce qu’il est intéressant de relever dans votre phrase, c’est le ‘principalement’. Parce que c’est exactement l’inverse qui m’intéresse.

Quelle erreur stupide. Elle devait absolument cesser d'en commettre. Là. Tout de suite.
Immédiatement.

Eleonor demeurait attentive, encore plus concentrée si cela était possible. Elle sentait son rythme cardiaque supérieur à la moyenne, mais pas encore trop : elle le maîtrisait toujours, elle gardait son sang froid. Son regard qu'elle ne pouvait radoucir continuait de soutenir celui, bien plus clair, du brun. Une sorte de défi qu'elle relevait en se refusant encore davantage à montrer la moindre faiblesse. Son expression s'était d'autant plus raffermie et elle s'était instinctivement redressée.
Mais que devait elle faire ?

Son esprit s'activait, cherchait le meilleur comportement à adopter pour faire face à cette difficulté.
Le principal problème était cette appréhension qu'il était parvenu à faire grossir en elle. Elle doutait qu'il ai comprit comme elle fonctionnait mais pensait plutôt qu'il employait par habitude des méthodes qu'il savait efficaces.
Elle ne devait alors plus commettre de faute. Ne pas sembler atteinte par ses tentatives, le laisser dans le trouble autant qu'elle l'était. Son corps, son expression faciale l'avait déjà un minimum trompé, il devait savoir qu'il avait réussit à la rendre encore plus méfiante, mais elle ne devait rien dire de plus.

- C’est quoi votre petit secret ? Vous avez fait le tapin pour payer les études ? La drogue pour les sensations ? Le SM et le libertinage pour découvrir ? L’alcool pour se motiver ? Les jeux pour le frisson ?

Cette fois ci, le psy l'avait plutôt surprise. Volontairement ou non, il s'agissait à nouveau d'une émotion à laquelle elle ne s'attendait pas. Pourquoi ça me demanderez vous ? Après les dernières paroles qu'elle avait prononcé, elle se serait attendu à davantage de doutes sur ses sorties, ses fréquentations. Des loisirs communs qu'elle ne développait pas, des passions discrètes qu'elle ne trouvait pas intéressante dans ce cadre ci peut-être. Toutefois lui proposait immédiatement des passes-temps interdits. Comment s'était il débrouillé pour penser directement à ce genre de chose ?
Réfléchis. Tu ne veux pas en parler, c'est forcément que c'est un truc de gros. C'est logique qu'il y ai pensé, ne le sous estimes pas.

Il était fort, elle le reconnaissait.
Cette éternelle question se posait. Que devait elle alors faire ? Tout dévoiler ? Certainement pas, c'était un coup à ce qu'il en tire toute sorte de conclusion stupides. Rentrer dans son jeu ? Cela demanderait qu'elle se radoucisse, adapte son comportement, esquisse un sourire, change de ton. Une métamorphose qui n'aurait rien de crédible. Idée suivante. Nan. La seule proposition qui pourrait fonctionner serait celle de ne rien faire du tout. Faire attention à maintenir le même comportement tout le temps de cet entretien et ne rien dire.

Courage.

La norvégienne tâcha de ne pas passer trop de temps à réfléchir, offrir une réponse assez rapidement. Elle haussa un sourcil donc devant ces hypothèses émises, comme si elle les trouvait absurdes, sans que cela ne semble exagéré.

- Rien de tout ça. Du travail légal pour financer les cours, des bouquins et des sorties pour me divertir.

Se prostituer, rien que ça. L'imaginait il vraiment endosser ce rôle de séductrice ?
Non, finalement elle ne voulait pas savoir.


© Nye-Hael sur Epicode
Niv. 319/220 RATIONVETEMENTS 0COMPOSANTS ELECTRONIQUE 0METAL REUTILISABLE 0MÉDICAMENTS 0DÉFIBRILLATEUR 1LAMPE TORCHE 1MORPHINE 1KIT SOINS 2COUVERTURE CHAUFFANTE 1BANDAGE 2KIT ANALYSE SANGUINE 0ALLETTE DE PRÉLÈVEMENT 0CORDE 1M- AKMCROSSE- Squelette²VISEUR- AucunPOIGNÉE- AucuneSOUS- AucunDEVANT- AucunS- HANDGUN 1T- COUTEAUI- AUCUNE ARMEJERRICAN 0TOOLBOX 0Aucun objet de quête obtenuFéminin59325/06/201617Heu .. Image de fiche de Prez, aucune idée, celle de mon avatar, Ciri de Wlop
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Escouade Bravo
le Dim 18 Déc - 13:48

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Singing in the rain

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