Fuel du générateur
État du filtre à air

Face au changement... [Phillip/Ellie]
le Mar 21 Juin - 19:40
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...On s'adapte.
ft. Phillip Vega


On se dit toujours que ça n'arrive qu'aux autres. On pense qu'on est immunisés contre le changement, la pagaille... Le chaos. On s'envie presque notre petite vie tranquille. Jusqu'à la suivante.

J'aurais pu avoir une chambre avec mon frère, mais ses ronflements auraient eu raison de mes nuits. Il est du genre à faire trembler les murs. C'était inconcevable. Ce qui est d'autant plus étrange, c'est que, alors que tout le monde voit ce bunker comme une prison, une punition du Grand Manitou pour certains, moi je le vois comme une seconde chance. Il y a ceux qui errent comme des ames en peine, et ceux qui se disent qu'une bonne apocalypse, ça n'a pas fait de mal à la planète. L'écolo en moi pense la deuxième option.

Non, à la place, on m'a donné une chambre que j'ai longuement partagée avec une seule personne. J'ai échangé les ronflements d'un frère contre les bougonnements d'un inconnu. Finalement, je me demande ce qui a le plus raison de mon sommeil... Phillip est du genre calme, en soi, il va, il vient... Il fait sa petite vie et nos horaires sont en décalés, nous permettant ainsi de vivre finalement plutôt tranquillement. J'ai parfois l'impression de vivre seule dans ce trou. Ca a des inconvénients et des avantages. Mais Phillip est quelqu'un d'intéressant, meme s'il ne veut pas le montrer. Du moins, c'est ce que je pense. J'aime bien sa compagnie. Il représente une sorte de défi pour moi. J'aimerais lui prouver qu'il n'y a pas que du mauvais dans tout ça, qu'on est pas... Condamnés à vivre ensemble, mais que c'est une opportunité pour nous, finalement. On se connait si peu, ce n'est pas tache aisée, mais je suis du genre confiante.

Ce soir-là, je sors de la douche et quand je reviens dans le compartiment, Phillip est en train de se préparer pour sa garde de nuit. Je me souviens du jour où il a demandé 'Garde de nuit ? Mais garder quoi la nuit ?' Ca m'avait faite rire. On est en communauté restreinte, le calcul est pourtant pas difficile à faire. Je n'imagine pas le nombre de bagarres qu'ils doivent arrêter. En séchant mes cheveux dans une serviette, je referme doucement la porte derrière moi.

"Bonsoir !"

Petite communauté n'empêche pas d'être poli et prévenant avec son prochain ! C'est sûrement avec ce genre de phrases que je saoule mon frère. Je pose ma serviette sur le dossier d'une chaise et je lui souris.

"Bien dormi ?"

L'avantage, c'est que pendant qu'il dort, personne ne le gonfle. Ca nous est arrivés à nous. Pas aux autres. Il est temps qu'on s'adapte. Dans notre cas, on doit s'adapter les uns aux autres.


le Mer 22 Juin - 1:28
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FACE AU CHANGEMENT... ON S'ADAPTE.

feat. Ellie & Phillip

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre. // Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris.

Tu t'étires, longuement, pour désengourdir les muscles de tes bras. Ta mâchoire est encore lourde et ta bouche pâteuse. Tu te sens rigide. Rouillé. Tu manques de sommeil. Tu resterais bien quelques minutes de plus sous la couette, mais à quoi bon ? Ça ne changerait rien. T'as jamais réussi à dormir convenablement dans ce foutu compartiment. Cinq mois et pas une seule vraie nuit réparatrice ... mais ça, c'était la faute à personne. Vraiment. T'as déjà d'la chance de partager ta piaule avec Ellie. T'aurais pu tomber sur pire. Bien des choses manquaient à cet abri ; mais pas les "siphonnés du bulbe", comme tu les avais baptisés. Eux, ils s'la coulaient douce. Les tarés cohabitaient en harmonie dans le bunker. Enfin ... survivre à la fin du monde en compagnie de gens normaux, t'avais tiré une croix sur cet espoir depuis des lustres. Depuis tes premiers jours d'enfermement. Au moins, ton poste de garde de nuit te permettait de mettre de la distance entre toi et ces illuminés. Tu risquais moins d'en rencontrer au beau milieu d'la nuit qu'en pleine journée. Même si les terreurs nocturnes du vieux bibliothécaire te les brisaient royalement.
Ellie, t'avais souvent envie d'lui faire ravaler sa bonne humeur et son optimisme. De les lui carrer au fond d'la gorge jusqu'à ce qu'elle s'étrangle avec, ou qu'elle dégueule toutes ses conneries une bonne fois pour toutes, surtout sa vision de hippie et son amour du communautaire. Mis à part cette insupportable gaieté d'vivre que tu jugeais déplacée, ça pouvait aller. Pas trop chiante. Pas trop envahissante. (Relativement) respectueuse de ta vie privée. P't'être que vous vous entendiez bien, en fait. Ou p't'être que si tu la croisais plus de douze minutes par jour, tu l'aurais suspendue au plafonnier. Mais t'essayais de modérer ton apathie avec elle. Tu sais qu'au final, ce sont des personnages comme Ellie qui reconstruiront le monde. Des jeunes dynamiques, pleins d'attentes ; pas les pessimistes dans ton genre, usés jusqu'à la moelle et sceptiques ... des broyeurs de noir qui regardent autour d'eux et ne voient que poussières et ruines, et désolation.
Phillip, t'es vraiment qu'un vieux con.
Tu choppes le petit miroir de poche qui traîne sur ton lit. T'as une gueule de mort-vivant. Sérieux mec, tu fais peur à voir. Ta main gauche se lève et glisse contre ton menton. Ça gratte. Faudrait aussi qu'tu t'rases. Mais pas ce soir, t'en as pas l'courage. Tu le feras en rentrant. Tu te baisses pour lacer tes chaussures et pendant que tu resserres d'un coup sec le dernier cordon, tu entends la porte de la chambre s'ouvrir derrière toi, et ta jeune colocataire pénètre dans le compartiment, radieuse et souriante comme à son habitude, avant de te saluer.
— Salut, Ellie.
Réponds-tu sur un ton insipide et, fâcheusement, plus austère que tu ne l'aurais souhaité. Tu te tournes vers la jeune femme en te relevant, et esquisse un sourire en guise de rattrapage.
— Mieux qu'hier, oui. Mais j'dirais pas non à un deuxième oreiller. Tu crois que tu peux m'arranger ça ?
Ce n'était pas une vraie requête, bien entendu. Le confort d'un coussin supplémentaire t'aiderait-t-il à fermer l’œil ? Tu en doutes fortement ... un matelas, peut-être. Parfois, t'avais l'impression de dormir sur un lit de camping. Tu te demandes s'il existe d'autres bunker dans les parages, avec un plus haut standing. Un genre d'abri cinq étoiles réservé à la classe politique et autres riches privilégiés. Probablement pas. T'espères tout d'même que ta petite plaisanterie (si on peut appeler cette tentative minable de dérision une plaisanterie) suffira à te faire pardonner ton accueil austère. Tandis que tu t'inclines par dessus ton lit pour ranger quelques unes de tes affaires éparpillées, tu reprends :
— J'espère que la nuit s'ra calme. J'vais sûrement commencer par vérifier que le vieux Schreiber s'est pas encore endormi sous une étagère de la bibliothèque ...
Tu soupires. Rien que d'y penser, cette vieille carne te fatigue déjà. Est-ce qu'il se souvient d'où est sa chambre, au moins ?
©linus
le Jeu 23 Juin - 15:54
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ft. Phillip Vega


D'autres auraient pu y voir une moquerie machiste. Moi, j'y vois une requête qui pourrait éventuellement donner le sourire à mon colocataire de fortune. Mes lèvres s'étirent et c'est presque tout mon visage qui s'illumine.

"Je vais voir si je peux te trouver quelque chose."

Déjà, une idée germe dans ma tete. Je commence à prévoir une petite surprise pour son retour de garde. Meme quand Phillip pense etre antipathique, il ne m'atteint pas. C'était déjà la force de mon caractère avant et ça n'a pas changé avec la catastrophe. C'est étonnant, et peut-etre que certains y voient là comme mon mécanisme de défense, mais quand bien meme ça l'est... Ne vaut-il pas mieux que ça qu'en vouloir à la terre entière ? Je ne pense pas que la rage soit une solution à long terme. Pour certains, elle donne des ailes, mais à un moment donné... Tout finit toujours par s'écrouler. Je prends ma brosse et m'installe en tailleur sur le lit pour le regarder.

"Essaye de lui chanter une berceuse !" Que je lui dis avec un sourire amusé. Phillip n'est pas le seul à savoir faire des blagues, après tout ! "Peut-etre que cette fois, il dormira vraiment dans sa chambre. Mais, je peux t'aider quand meme, si tu veux ! Je peux venir avec toi et le raccompagner, s'il faut." Puis, je soupire en laissant ma brosse reposer sur mes cuisses. "La journée a été calme, oui. Je dirais presque qu'on s'ennuie !"

Mais je ne veux pas non plus le laisser croire que j'atteins le fond de mes limites à accepter de vivre en communauté si restreinte, dans un truc sans mur, ni qu'il puisse se réjouir de penser que je meurs d'envie de revoir le soleil pour que celui-ci me brule la peau, comme jadis. D'ordinaire, j'ai le teint cuivré, mais le manque de rayons lumineux m'affectent, comme les autres. J'ai beau également le dissimuler précautionneusement, le manque d'énergie me touche. La lumière artificielle du bunker ne suffit pas à recharger l'intégralité de mes batteries. Je fronce les sourcils en penchant la tete.

"Tu crois que je pourrais partir un jour avec les Outsiders ? Je pourrai peut-etre en profiter pour te trouver un bon oreiller digne de ce nom, non, qu'est-ce que t'en penses ? Et une bonne bouteille de scotch ! Ou un cigare cubain, si tu préfères. Tu fumais avant ?"

Bien sur, on s'est déjà posé la question qui a remplacé le "Comment ça va ?". "Tu faisais quoi, avant le Bunker A ?" est devenue une sorte de pièce maitresse de la communauté, comme si c'était tout ce qu'il nous restait de notre identité et qu'on le chérissait en le mettant en avant chaque fois qu'on le pouvait. Il nous reste donc les questions plus secondaires, comme celle-ci.

"Tu chercherais quoi dans les ruines de notre monde accablé par la météo capricieuse de dame nature qui a décidé de se venger d'un nombre incalculable d'années sous la dictature d'une humanité qu'elle portée avec courage ?"


le Ven 24 Juin - 0:48
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FACE AU CHANGEMENT... ON S'ADAPTE.

feat. Ellie & Phillip

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre. // Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris.

Bien qu'elle n'ait formulé aucune promesse, Ellie semblait prête à se démener pour trouver cet oreiller. Y'avait une inflexion dans sa voix, une légère pointe de défi, de dévouement peut-être. Y'avait quelque chose. Un truc qui t'laissait perclus. Avait-elle naïvement confondu ta raillerie avec une demande authentique ? ou décidé de la traiter sérieusement en ayant conscience de son contexte sarcastique ? Quand tu vois son visage rayonnant, tu t'sens un peu salaud de t'être foutu d'sa gueule. Elle était bien gentille, Ellie. Voilà même qu'elle t'offrait son aide pour raccompagner le vieux Schreiber jusqu'à son compartiment. Tu jettes un regard noir à ta colocataire. Aux dernières nouvelles, t'étais parfaitement capable de gérer un vieillard impotent sans renfort ; pendant des années, ton job de videur consistait justement à déloger les indésirables. Tu voyais pas d'raison qu'un petit homme rabougri cause plus de problèmes qu'une bande de casseurs éméchés. Tu te trompais. De toute évidence, tu n'avais pas encore cerné le personnage.
— Une berceuse. Oui, bien sûr ... j'vais lui chanter "hush, little baby" en le bordant dans son lit, et j'lui raconterais une histoire. P't'être même que j'lui passerai de la pommade sur le torse. Mais j'crois pas qu'on ait de contes pour enfants dans le bunker. Tu penses que si j'lui lis le mode d'emploi du sas de sécurité, ça fera l'affaire ? Moi, ça m'fait dormir.
Tu refermes le sac de sport noir dans lequel tu as flanqué tes effets personnels, avant de le glisser sous ton lit. Tu poses tes fesses sur le matelas, en face d'Ellie, et tu l'écoutes évoquer les outsiders et ses envies d'aventure. Tu réponds rien, mais ton air désapprobateur, lui, en dit long sur tes opinions. Tu comprends pas. Ce désir de quitter l'abri. De s'exposer volontairement au danger. Pourquoi se confronter au monde extérieur, désormais hostile et étranger ? Pourquoi foutre les pieds dehors ? Tant que d'autres survivants se porteraient volontaires pour explorer la surface à ta place, toi, tu bougerais pas d'ton trou. T'espères qu'Ellie ira pas offrir son soutien aux outsiders. Elle méritait mieux que d'crever dans ce no man's land du passé, dans ce monde en perdition ; t'espères que son aide sera refusée. Que les outsiders la feront changer d'avis. Tu sais que toi, t'y parviendras pas.
— J'ai arrêté la clope y'a un an. J'fumais quoi, deux à trois paquets par jour ? Moins sur la fin. J'serais pas contre m'en griller une de temps à autres mais dans l'fond, j'suis ravi d'avoir arrêté avant ... avant tout ça.
Tu gardes le silence un instant. Tu fixes le mur, concentré, et tes yeux sombres s'attardent sur une tâche à l'origine mystérieuse. T'aimes pas parler du passé. Trop d'fantômes. Trop d'souvenirs douloureux. Malheureusement, y'avait pas grand chose à dire sur le futur non plus ... Ellie revient à la charge et te demande, l'air de rien, ce que t'irais récupérer dans les "ruines d'un monde accablé par la météo capricieuse de dame nature qui a décidé de se venger d'un nombre incalculable d'années sous la dictature d'une humanité qu'elle portait avec courage". Pardon, quoi ? Les ruines de ... quoi ? Tu penches la tête vers elle et tu la dévisages avec des yeux ronds, incrédule. Et puis t'éclates de rire. Tu sais pas s'il s'agit d'une plaisanterie ou d'autre chose. La phrase n'était pas très drôle en soit mais, dégainée d'une traite, à cet instant précis, c'était la chose la plus comique que t'ait entendu de toute ta vie.
— Dans les ruines de notre monde accablé par la météo capricieuse bla blabla dictature blabla bla, je chercherais ... hum attends, laisse-moi réfléchir.
Tu poses une main sur ton menton, penseur. Ça te rappelle ces quizz à la con qui faisaient le tour du net. "Si tu vivais reclus sur une île déserte, qu'emporterais-tu avec toi, dans la limite de trois objets ?" Au bout d'une minute d'intense réflexion, tu laisses ton bras retomber contre le matelas en déclarant, avec gravité :
— Un burger, double cheese. Avec supplément de viande et deux litres de coke. Et des frites. Un plateau d'frites.
La malbouffe, ça te manquait.
— Ou alors ... ou alors, une piscine. Si les ingénieurs qui ont créé ce bunker ont réussi à nous y caser un amphithéâtre, ils auraient pu installer une plage en prime. Mais à défaut, j'me contenterai d'une bouteille de whisky.
©linus
le Dim 26 Juin - 22:06
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...On s'adapte.
ft. Phillip Vega


Je ne saias pas si Phillip ne rebondit pas sur ma volonté de rejoindre les Outsiders parce qu'il n'en pense rien, s'en fiche, ou par désaccord. Je n'ai pas la prétention de croire que je l'intéresse outre mesure. Ce n'est pas parce que je me sens concernée par mon voisin de chambre qu'il doit l'être réciproquement. Et puis...

Mon petit coeur s'enflamme, un frisson me parcourt l'échine et des étoiles s'immisce dans mon regard. Phillip vient d'éclater de rire, et c'est grâce à moi. Me lèvres s'étirent dans un sourire incontrôlé, mêlé de fierté et de joie. C'est un son doux à mon oreille. Non seulement il fait des blagues - même avec un certain humour noir - mais il m'honore avec cet éclat de sa personnalité qu'il avait peut-être lui-même oublier posséder. J'ai l'impression de ne pas avoir loupé ma journée, que, même au fond de ce trou à rats, j'ai encore une mission à accomplir, je peux encore trouver ma place et faire quelque chose de ma vie, quelque chose de bien.

J'attends sagement qu'il réfléchisse, mon regard brillant le dévisageant avec curiosité et intérêt. Se choix me donnent l'eau à la bouche. Tout à coup, j'ai faim et il n'y a plus seulement des étoiles dans mes yeux, mais aussi des sauces barbecue et un gros paquet de frites avec un coca frais et plein de glaçons. Et une rondelle de citron. Vert. Je me mords la lèvre pour éviter de baver bêtement sur le lit. J'acquiesce frénétiquement.

"Oui, je suis d'accord ! Cet amphithéâtre, c'est bien sympa, mais tu as déjà vu cette série où ils ont enfermé des gens dans un vaisseau spatial à destination d'une autre planète ? Une sorte de test, un voyage de 100 ans avec la fleur de la crème et des règles stricts de procréation pour le contrôle obligatoire des naissances, des castes et compagnie. Au début, tu réalises que toute cette vie est une expérience, autrement dit, ils ont jamais quitté la terre mais ils subissent une simulation de la main de scientifiques... Un truc haut perché du gouvernement secret et tout ça... Ils doivent apprendre à vivre ensemble, ils ont chacun une fonction et tout... Et tu verrais la piscine artificielle qu'ils ont ! Je me dis qu'enfermés dans une fusée, t'y as droit, alors pourquoi pas nous ?" Je réfléchis une seconde. "Tu crois que je devrais leur proposer la motion ?" Je fronce les sourcils et me frotte le menton. "Je suis pas sûre qu'ils apprécient... En même temps..." Je lève un index. "On sait pas pour combien de temps on est coincés ici..." Fièrement, le lève le menton. "Mais promis, si je trouve une bouteille, c'est pour toi ! On la partagera si tu veux bien !"

Pas que je sois une grande buveuse d'alcool, mais ma foi, je ne dirai pas non à quelque chose de rare. Il faut savoir apprécier les bonnes choses de la vie ! Surtout quand on se bat pour les obtenir.

le Mar 28 Juin - 1:25
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FACE AU CHANGEMENT... ON S'ADAPTE.

feat. Ellie & Phillip

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre. // Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris.

Tu écoutes Ellie papoter. Elle a visiblement beaucoup d'choses à dire et pendant un instant, tu te demandes même si elle va pas te dérouler tout le scénario de sa série. Heureusement, elle se contente d'un rapide synopsis. Ouf. T'es soulagé car si tu devais l'entendre éplucher les quarante-deux épisodes d'un programme obscur dont tu n'avais jamais entendu parler, t'aurais été contraint de l'étouffer avec ton traversin pour qu'elle se taise. Ce qu'elle pouvait être bavarde ! Bref ... tu hoches la tête sans trop prêter attention à ses paroles et, quand elle te semble avoir terminé, tu reprends le fil de la discussion comme si de rien n'était. Parce qu'à force de côtoyer Ellie, t'étais passé maître en la matière.
— Aucune chance qu'ils acceptent. On est déjà restreints sur la consommation d'eau, alors t'imagines une piscine ... non seulement ça demande de l'entretien, mais les filtres sont déjà assez sollicités. Et puis si par chance les limites sautaient, j'en profiterais d'abord pour prendre une bonne douche d'une demie heure avant de penser à inonder le réfectoire. Cinq minutes, c'est de la pure torture.
Cinq minutes. Cinq. Minutes. C'était plus ou moins le temps qu'il te fallait pour filer sous la douche, tourner les robinets et trouver la température adéquate. De la torture, j'vous dis. Un scandale.
— Okay. Si tu m'trouves une bouteille, on noie les douches et on s'fait un apéro les pieds dans l'eau.
Si vous inondiez volontairement l'étage, vous vous en prendriez indubitablement plein la gueule. On pourrait considérer ça comme du sabotage. T'irais jamais aussi loin ; ce serait dommage de se faire expulser du bunker pour une connerie pareille. T'as passé l'âge de jeter des pétards dans les toilettes. De toute façon, pour qu'Ellie choppe une bouteille, faudrait déjà qu'elle foute les pieds à la surface et t'imaginais pas qu'ça arrive de sitôt. Elle était trop encombrante pour participer aux expéditions, trop volatile.
— Tu veux vraiment sortir ? Du bunker, j'veux dire.
Le ton de ta voix est hésitant. T'as pas envie de lancer un débat sur le sujet. T'as pas envie de l'entendre déballer ses idéaux à deux balles et tous ses beaux discours sur le monde ilébeau, le monde ilésouffrant mais c'est la faute aux hommes, et blabla bla blabla ; t'es sûr que son but dans la vie, c'est de quitter l'abri pour cueillir des fleurs et faire pousser des plantes dans sa chambre, tu l'imagines bien aménager une serre sous son lit. Une putain d'serre. Pas question que tu laisses Ellie planter une forêt dans votre compartiment ... d'ailleurs, tu devrais p't'être vérifier qu'elle a pas commencé à cultiver des trucs, voire à élever des bestioles sous son matelas. Mais merde Phil', si t'as pas envie de l'écouter parler, pourquoi t'as posé la question ? T'es con. Vite, dépêches-toi d'ajouter quelque chose, n'importe quoi, avant qu'elle se lance dans un nouveau laïus. Tu réfléchis. Les idées te manquent.
— Tu ... euh ...
Tu te grattes le menton. Hum. Eh ben ... non, t'as rien de plus à ajouter. Tu cherches tes mots. Tu laisses ta phrase en suspens pendant une à deux secondes, comme un gland. T'as la tête vide comme un bocal. Tant pis, t'optes pour la vérité. T'essaies de rester correct dans tes propos histoire de pas la vexer.
— Je pense que t'es plus utile dans l'abri que tu le s'rais à la surface. Les expéditions sont déjà assez compliquées pour les outsiders, alors si t'as pas l'entraînement de base ... et puis franchement, quel intérêt ? T'as vraiment envie d'aller gambader là-haut, au milieu des cadavres en décomposition et des bâtiments à l'abandon ? De piller les morts pour trois fois rien d'provisions, foutre le nez dans leur vie privée, et pour quoi ? Un livre, un bidon d'essence, des batteries ? Une bouteille de whisky ? C'est un job de rapace, Ellie.
Tu vois Phil', t'avais des trucs à dire en fin d'compte.
©linus
le Mar 28 Juin - 17:58
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ft. Phillip Vega


Parfois, je m'imagine dans un autre monde. Je me demande ce qu'il serait si, par exemple, on pouvait créer l'eau à partir de bulles d'air. Quelque chose comme ça. Ca ne me mène jamais bien loin. Au mieux, ça m'endort. Ca me fait sourire d'imaginer remplir le réfectoire comme une citerne de fortune.

"Tu pourrais la prendre dans une piscine géante, ta douche, non ? Il suffit de préparer une citerne avec un générateur permettant l'épuration de l'eau. Un cycle fermé, en fait. Pas obligés d'avoir un ballon de 100 mille litres cube !"

Je ris doucement en reprenant le brossage de mes cheveux mouillés. Depuis qu'on vit dans le bunker, j'ai l'impression qu'ils sont sales en permanence, l'eau ça ne suffit pas et on économise les échantillons de shampoing. Du coup, j'ai toujours une queue de cheval un peu rebelle. Certains diraient peut-être que je suis jolie au naturel, j'ai juste l'impression de me réveiller chaque fois que je me regarde. Ces cernes sous les yeux et cette peau blafarde n'aident en rien... Je ris d'autant plus à la nouvelle marque d'humour de Phillip. J'imagine que ce soir, il est de bonne humeur, alors ! Ou bien peut-être commence-t-il à se dérider. Il finit peut-être par s'habituer à moi... A s'adapter, comme je disais. Je n'en suis pas convaincue, mais j'aime bien le croire.

Je brosse, rêveuse, imaginant cette piscine et la décoration de la pièce, comme je l'ai vu dans la série que j'ai mentionnée. Un côté cocotiers et chaises longues avec du faux sable... Je commence déjà à entrevoir toutes les procédures de décontamination à l'entrée du bunker. Personne n'accepterait pareille entreprise. Je suis vouée à conserver mon idée pour moi. Une jolie histoire pour m'endormir, en quelques sortes. La question de Phillip me sort de ma rêverie et je laisse ma brosse glisser de mes cheveux alors que je tourne la tête vers lui. Je me demande s'il est curieux ou s'il cherche à me dire quelque chose. Je le fixe sans rien dire, clignant des paupières évasivement, puis je hausse simplement les épaules.

En fait, je crois qu'il essaye de me faire comprendre quelque chose et ça me fait sourire. A l'écouter, il ne semble pas avoir envie que je sorte d'ici. Comme si dehors, c'était le grand danger. En soi, il n'a pas tort et je suis presque touchée de le voir piétiner dans son inquiétude. Ou du moins, ce que j'interprète comme tel. Alors, je souris. Doucement, et peut-être même que mes joues se teintent d'un léger rose. Je natte mes cheveux en l'écoutant. Pas de grand discours, non. Sur ce point, je vais le décevoir. Je me pose sérieusement la question. Pourquoi ai-je envie de partir avec les Outsiders alors que j'ai déjà une place confortable à l'intérieur ?

Je hausse les sourcils, il semble avoir des choses à dire, en effet. Mon sourire s'agrandit et d'une voix douce et confiante, je lui réponds enfin.

"Nous avons besoin de ces maigres provisions, Phillip. Et je veux aider." Mon sourire se transforme en un léger rire. "Je vais devenir folle si je reste enfermée ici ! Je veux voir le soleil ! Je veux me masser la plante des pieds sur un terrain rocailleux ! Je ne sortirai pas sans entraînement, je ne suis pas stupide, tu sais ? Et je ne suis pas non plus imprudente."

J'ai la chair de poule, en débardeur. Dans le bunker, on ne peut pas dire que la chaleur va et vienne. Je suis un peu frileuse, alors j'enfile mon pull à col large et ramène ma tresse sur le devant de mon épaule que je hausse doucement.

"J'ai peut-être une place, comme tu dis, mais je voudrais faire plus. J'ai l'impression que ce n'est pas assez, que je m'ennuie. Je me moque pas mal du danger, ça me fait pas peur." J'inspire profondément en me redressant - autant que le lit supérieur me le permet. "Qui plus est, le matériel ici n'est pas hyper sophistiqué. Je suis sûre qu'en fouillant, je peux choper des radios plus performantes, des batteries neuves pour tes talkies, qui sait, un générateur plus puissant ! Dehors, il ne s'agit pas uniquement de fouiller des cadavres, il s'agit aussi de trouver du matériel pour mieux survivre dans le bunker. Pourquoi pas l'étendre ! Et puis..." Mes épaules s'affaissent dans un soupir. Le visage marqué par l'inquiétude et mon sourire disparu, j'achève. "Il y a encore des gens, là, dehors. Ils ignorent que nous sommes là, qu'ils ont encore une possibilité de survie, qui sait." Je secoue tristement la tête. "Je ne crèverai pas dans ce bunker avec une routine aussi déprimante que bunker, communicateur et ronfleur. Tu vois ce que je veux dire ?" Je hausse les épaules. "Tu te vois être garde de nuit avec des heures décalées comme ça encore combien de temps ?!"

le Dim 3 Juil - 13:05
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feat. Ellie & Phillip

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre. // Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris.

Ses jolies lèvres s'agitent éperdument pour déballer leurs âneries habituelles, justifications simplistes et discours visionnaires d'une ingénue ; du moins, c'est ainsi que tu la considères, et ça te gave déjà. Je ne crèverai pas dans ce bunker avec une routine aussi déprimante que bunker, communicateur et ronfleur. Sa réplique te laisse de marbre. Qu'est-ce que t'es censé répondre à ça ? Tu fermes ta gueule. Les bras croisés contre ta poitrine, impassible, dressé telle une statue, t'attends qu'Ellie épuise ses munitions, qu'elle arrive au bout de cet argumentaire précaire. Je m'ennuie. Le danger, ça me fait pas peur. Putain, elle est sérieuse ? T'en crois pas tes oreilles. T'as envie de l'attraper par les épaules et de la secouer comme un prunier. Mais ce n'est que bien plus tard, lorsqu'elle te prend à partie en évoquant ta vie passionnante de gardien d'nuit, que ta patience s'effrite. Tu mords à l'hameçon et plonges à pieds joints dans ce débat stérile. Tu sais qu'ça sert à rien, mais ... tu soupires. Qu'importe les arguments alignés sur la table, vous serez jamais d'accord. Vous êtes bornés, tous les deux ... trop têtus pour trouver un terrain d'entente.
— Et ? Tu préfères crever dehors qu'ici ?
Grinces-tu entre tes dents. Elle voulait pas crever au sec, dans un environnement contrôlé et relativement confortable, protégée d'une atmosphère nocive et entourée de gens qu'elle aimait et qui l'appréciaient en retour ? Toi, tu peux pas sacquer la majorité des résidents du bunker. Ils te sortent par les yeux. Ellie n'avait pas ce problème. Mais elle préférait claquer seule et dans un milieu hostile, et pour quelle raison ? Pour "aider" ? Tu comprends pas. C'est un besoin de reconnaissance, c'est ça ? Qu'est-ce que les gens en avaient à foutre de son aide. Quand elle passera l'arme à gauche, personne se souviendra d'elle ... tout l'monde s'en battra les couilles. Tu veux le lui dire. Lui rappeler que ça fait cinq mois déjà, que dehors, elle trouvera personne à sauver. Que les âmes en détresse ont clamsé depuis longtemps. Ceux qui restent sont les mieux lotis. S'ils ont survécut cinq mois dans un cadre post-apocalyptique, ils ont pas besoin d'son aide. Tu te remémores tes "débuts chaotiques" à la surface, la pagaille, l'air vicié qui niquait tes poumons et ... et d'autres détails que tu préférais oublier.
— Tu crois qu'ça m'plaît, de vivre enfermé dans ce bunker à la con ? Au milieu d'inconnus. De types que j'aurais jamais choisis pour voisin ... alors comme colocataires, tu penses bien ! Non, ça m'emmerde autant que toi. J'préférerais que tout redevienne comme avant. J'préférerais reprendre ma vie peinard, dans mon trois pièces minable du New Jersey, en meilleure compagnie. Mais tu sais quoi ? 'Parait qu'c'est pas possible. Alors je serre les dents et je fais avec. Je me berce pas d'illusions sur le futur. Y'a pas de futur.
Tu perds ton sang froid. Tes yeux lancent des éclairs. Pas parce qu'Ellie refuse de t'écouter ; au fond, tu t'en branles. T'es pas son daron. Mais elle t'as remis dans la tête des souvenirs sensibles, et pour ça, tu lui en veux. Voilà pourquoi t'aimes pas causer.
— Je vois pas d'autre alternative. C'est tout. Contrairement à toi, j'ai pas envie d'aller me suicider à l'extérieur. Alors ouais, je me contente du quotidien et ouais, je m'fais chier comme un rat mort, mais c'est ça qui m'tient en vie.
Tu fais trois pas dans le dortoir. Les mains croisées derrière la nuque, tu t'étires en scrutant le plafond.
— Enfin, t'es une grande fille. Fais c'que tu veux.
©linus
le Dim 3 Juil - 15:16
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...On s'adapte.
ft. Phillip Vega


Je sais pas ce que j'ai dit, mais ça l'énerve. Je le vois à son regard. Il me réprimande et bientôt, je sens qu'il va jouer au paternel ou au grand frère compte tenu de notre écart d'âge. Ce que je ne comprends pas, car j'ai déjà un frère et c'est un outsider. Cependant, j'imagine qu'il serait aussi contre le fait de sortir. Peu m'importe, je mène ma vie comme je l'entends depuis que je suis en âge de prendre le bus toute seule. Alors ce n'est pas Phillip qui va me faire changer d'avis. Je ne suis même pas en colère, je me contente de hausser les épaules à sa question. Si je préfère crever dehors qu'ici ? Mon regard se perd dans la pièce, les yeux ronds à l'évidence parce que je ne comprends pas le mal là-dedans.

"A choisir, oui, je préfèrerais !"

Je reporte mes yeux dans les siens et je ne comprends pas ce qui lui arrive. D'ordinaire, je me serais peut-être agacée, même énervée, je lui aurais peut-être répondu avec plus d'aplomb et plus de colère. Je me serais probablement levée pour lui balancer une chaise en travers de la mouille, mais depuis que je suis dans ce bunker, j'ai beaucoup changé. Je me sens plus calme, plus apte à écouter. Mon mode survivante est différent de celui des autres. Je crois qu'au lieu de m'écraser sous un poids invisible, ça me stimule. Je l'ai compris il y a quelques semaines quand j'ai repensé à un film que j'avais vu peu avant que tout ça ne commence. Je m'étais même demandée comment je réagirais si l'apocalypse nous touchait. Est-ce que je survivrais. Comme beaucoup, j'en riais, me disant que je serais une putain de warrior ! A l'intérieur, pourtant, je savais que je ne supportais pas la pression et que j'aurais pu craquer à n'importe quelle occasion, une fois les pieds au mur.

Mais ce n'est pas ce qui est arrivé. Je ne suis pas devenue une warrior. Mais je ne me suis pas planquée sous mon lit, non plus. Je suis devenue une survivante. Ce qui, compte tenu de notre situation, est déjà pas mal.

"Ecoute, si t'as envie de crever dans ton cercueil naturel 15 pieds sous terre, c'est ton problème, Phillip, mais ce n'est pas mon cas." Je me lève à mon tour et jète ma brosse sur mon lit. "Si tu veux pas t'adapter à cette nouvelle vie, ça ne regarde que toi. Mais ne me regarde pas comme si c'était mission impossible pour les autres."

Je me retiens de lui dire que je le trouve lâche. Contrairement à lui, je m'en tiens à des faits et je n'entre que vaguement dans le personnel. Je ne pense pas qu'on puisse parler de lâcheté de toute façon, par ici. Certains s'adaptent. D'autres non. C'est aussi simple que ça. Je fais partie des premiers et Phillip des seconds.

"Que veux-tu qu'il nous arrive dehors ? Les Outsiders savent ce qu'ils font, ils savent où aller et connaissent les zones à risques. Les masques nous protègent. Je pense que tu dramatises." Je doute qu'elle passe, celle-ci... "Pourquoi tu ne trouves pas quelque chose que tu aimes faire ? Le futur est incertain, je suis d'accord, mais pas inexistant. On a juste besoin de temps pour nous adapter, ça ne se fera pas en seulement quelques mois. Personne ne t'a demandé de sortir, pourtant... Alors..." Je hausse les épaules sans les baisser. "C'est quoi le problème si je suis volontaire ?"

Je ne sais pas ce qui le dérange, mais je suis curieuse. Je me demande si Phillip parle à d'autres personnes en dehors de cette chambre, mais je pense que ça lui ferait pourtant pas de mal. Il m'a l'air perdu et désorienté et j'assimile ça au manque de soleil, d'air frais et de variété dans ses activités. Typiquement ce que je cherche à éviter.

"Tu sais que tu peux me parler, pas vrai ? Tu m'as peut-être pas choisie... Et j'en suis désolée pour toi si je ne suis pas la colocataire idéale, tu as aussi le droit de demander à changer de compartiment ou si tu le souhaites, je peux, moi, en faire la demande. Je serai pas un poids pour toi. Mais, en revanche, je peux t'aider. J'ai pas besoin de sortir du bunker pour ça... A défaut d'une amie, je peux être une alliée si tu as besoin."

C'est lui le taciturne, c'est moi l'imperturbable.

le Jeu 7 Juil - 22:10
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FACE AU CHANGEMENT... ON S'ADAPTE.

feat. Ellie & Phillip

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre. // Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris.

Tu fixes le plafond avec gravité pendant qu'Ellie défend corps et âme sa décision. Et avec des arguments tels que "fais la gueule si ça t'chante Phillip, mais moi je fais ce qu'il me plaît" et "dehors ? y'a pas d'danger dehors", elle risquait pas de te ranger à son point d'vue ... elle avait pas tort, cela dit. C'est vrai que ça te regardait pas. Sa vie, ses problèmes. Tu peux l'comprendre : toi aussi, tu supportais pas qu'on fourre son nez dans tes affaires. T'étais pas d'sa famille. Tu la comptais même pas dans tes amis. 'Fallait pas t'impliquer, Phil. 'Fallait que tu la laisses voler d'ses propres ailes. Mais si elle partait dans le mauvais sens ? Sous prétexte que vous vous connaissiez peu, t'avais pas le droit de l'aiguiller vers le chemin le moins baisé d'avance ? Tu devais fermer ta gueule ? C'était ça, la réponse politiquement correcte ? Tu soupires, éternellement blasé. T'as beau scruter la fissure au dessus d'ta tête, tu t'sens pas plus avancé. P'tain. T'en as marre, de cette vie à 20.000 lieues sous la terre. Ça te troue l'cul.
— Je dramatise ... bien sûr. Parce qu'une panne matérielle, une attaque, ça n'arrive qu'aux autres.
Tes yeux quittent le plafond pour croiser le regard impétueux de ta colocataire. Toujours en désaccord ? Alors t'avais plus rien à ajouter. T'allais pas passer la nuit à débattre sur le sujet, d'autres occupations t'attendaient ; ta fonction de gardien, entre autres. Tu foutais pas grand chose de tes soirées mais au moins, personne t'emmerdait pendant ces patrouilles tardives. Le plus souvent.
— Laisse tomber.
Voilà deux mots qui ont le mérite d'être clairs ; tu jettes l'éponge. Tu marches jusqu'à la porte, prêt à quitter la pièce — comme un lâche, dirait Ellie — et puis tu t'arrêtes, la main sur la poignée.
— J'ai rien contre toi et tu l'sais bien. J'sais pas pourquoi je m'énerve. Et merde, ça m'énerve de m'énerver. C'est juste que ... tu donnes l'impression de prendre les choses à la légère. On est nombreux à avoir frôlé la mort de près, avant d'trouver ce bunker. À avoir perdu des proches sur la route. Je suis sûr que toi aussi, comme tout l'monde ... j'ai juste plus de mal à l'oublier. Désolé d'être un vieux con.
Tu marques une pause.
— Fais gaffe à toi, c'est tout.
La poignée s'abaisse et tu sors du compartiment.
Tu n'as pas besoin d'entendre sa réponse.
©linus
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Niveau : Niv. 1
Espace inventaire : 17/18
0 RATION
VETEMENTS 0
COMPOSANTS ELECTRONIQUE 2
METAL REUTILISABLE 3
MÉDICAMENTS 0
BOIS 0
PAPIERS 0
PLASTIQUE 0
MÉTAUX 0
COTON 5
LAINE 0
CUIR 0
SABLE 0
CORDE 0
M- HK416
CROSSE- Standard
VISEUR- ACOG
POIGNÉE- Courte
SOUS- Lampe tactique
DEVANT- Silencieux N2
S- AUCUNE ARME
T- BATTE
I- FUSIL-A-P
JERRICAN 0
TOOLBOX 0
Aucun objet de quête obtenu
Sexe : Masculin
Messages : 1756
Date d'inscription : 02/06/2016
248 / 250248 / 250

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Escouade Bravo
le Sam 9 Juil - 22:30

Identité
Personnage:
Spécialité: Médecin
Niv. 117/180 RATIONVETEMENTS 0COMPOSANTS ELECTRONIQUE 2METAL REUTILISABLE 3MÉDICAMENTS 0BOIS 0PAPIERS 0PLASTIQUE 0MÉTAUX 0COTON 5LAINE 0CUIR 0SABLE 0CORDE 0M- HK416CROSSE- StandardVISEUR- ACOGPOIGNÉE- CourteSOUS- Lampe tactiqueDEVANT- Silencieux N2S- AUCUNE ARMET- BATTEI- FUSIL-A-PJERRICAN 0TOOLBOX 0Aucun objet de quête obtenuMasculin175602/06/2016
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All the survivors
Singing in the rain

Niv. 117/180 RATIONVETEMENTS 0COMPOSANTS ELECTRONIQUE 2METAL REUTILISABLE 3MÉDICAMENTS 0BOIS 0PAPIERS 0PLASTIQUE 0MÉTAUX 0COTON 5LAINE 0CUIR 0SABLE 0CORDE 0M- HK416CROSSE- StandardVISEUR- ACOGPOIGNÉE- CourteSOUS- Lampe tactiqueDEVANT- Silencieux N2S- AUCUNE ARMET- BATTEI- FUSIL-A-PJERRICAN 0TOOLBOX 0Aucun objet de quête obtenuMasculin175602/06/2016
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